1. Ensemble $\C$ des nombres complexes

Nous allons dans cette partie aborder l’Ensemble $\C$ des nombres complexes, la partie réelle et partie imaginaire de ces nombres, ainsi que le Théorème du produit nul.
Par conséquent, $\C$ constitue une extension algébrique de $\R$. L’ensemble $\C$ contient $\R$ et les opérations algébriques dans $\C$ sont une extension naturelle des opérations dans $\R$.

2. Forme algébrique d’un nombre complexe

Exemples

  • $z_1 = 2+3\i$, alors $\Re(z_1)=2$ et $\Im(z_1)=3$.
  • $z_2 = 1+ \i\sqrt{2}$, alors $\Re(z_2)=1$ et $\Im(z_2)=\sqrt{2}$.
  • $z_3 = 6$, alors $\Re(z_3)=6$ et $\Im(z_3)=0$. $z_3$ est un nombre réel.
  • Sa partie imaginaire est nulle.
  • $z_4 = 5\i$, alors $\Re(z)=0$ et $\Im(z)=5$. $z_4$ est imaginaire pur, car sa partie réelle est nulle.

Le mot « imaginaire » est un adjectif qualificatif. Ici, le mot « imaginaire » accolé au mot « pur » désigne désormais un non commun. L’ensemble des imaginaires purs peut se noter $\i\R$ (excluant $0$) : $$z\in\i\R \Leftrightarrow \Re(z)=0~\text{et}~z\not=0 \Leftrightarrow z=iy,~~y\in\R^{*}$$

2. Premières propriétés

a) Égalité de deux nombres complexes

Attention ! On rencontre très souvent une mauvaise justification, une erreur sémantique et une faute mathématique : « Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si leurs parties réelles et leurs parties imaginaires sont égales ». C’est mal dit et c’est FAUX !

b) Le théorème du produit nul

Comme dans $\R$, le théorème du produit nul est encore valable dans $\C$ :

Ce théorème nous permettra de résoudre des équations-produits dans $\C$.

La résolution d’équations produits dans $\C$ se fait exactement de la même manière que dans $\R$.
Nous verrons plus loin les différentes méthodes de résolution des équations du premier degré et les équations produit-nul.


2. Exercices résolus

Exemple résolu n°1. Résoudre dans $\C$ les équations suivantes :
$(E_1)$ : $2z+4-5\i=0$
$(E_2)$ : $(2z+4-5\i)(\i z-2+3i)=0$.

1°) $(E_1)$ : $2z+4-5\i=0\Leftrightarrow 2z=-4+5\i$.
Donc $z=\dfrac{-4+5\i}{2}$. D’où : $z=\dfrac{-4}{2}+\dfrac{5\i}{2}$ qu’on peut écrire sous la forme algébrique : $z=-2+\dfrac{5}{2}\i$.
Conclusion. Cette équation admet une seule solution dans $\C$. $$\boxed{~{\mathcal S}=\left\{-2+\dfrac{5}{2}\i\right\}~}$$

$(E_2)$ : $(2z+4-5\i)(\i z-2+3i)=0$.
C’est une équation produit-nul. Donc, d’après le théorème du produit nul, on a : $(E_1)$ : $(2z+4-5\i)(\i z-2+3i)=0\Leftrightarrow 2z+4-5\i=0$ ou $\i z-2+3\i=0$.
On résout chacune des deux équations du 1er degré.
$$\begin{array}{lcl}2z+4-5\i=0 &\text{ ou }&\i z-2+3\i=0 \\
z=\dfrac{-4+5\i}{2} &\text{ ou }&\i z =2-3\i \\
z=\dfrac{-4}{2}+\dfrac{5\i}{2} &\text{ ou }&z=\dfrac{2-3\i}{\i} \\
z=-2+\dfrac{5\i}{2} &\text{ ou }&z=\dfrac{(2-3\i)\times\i}{\i\times\i} \\
z=-2+\dfrac{5\i}{2} &\text{ ou }&z=\dfrac{(2-3\i)\times\i}{-1} \\
z=-2+\dfrac{5\i}{2} &\text{ ou }&z=-2i-3\\
\end{array}$$
Conclusion. Cette équation admet deux solutions dans $\C$. $$\boxed{~{\mathcal S}=\left\{-2+\dfrac{5}{2}\i~;~-3-2\i \right\}~}$$ CQFD.$\blacktriangle$